canevet 2 2colsLe nouveau parti de Jean-Louis Borloo se structure dans le Finistère. Et attire des transfuges de l’UMP et du MoDem. Premières élections internes avant l’été pour le nouveau parti de centre droit.

Créée il y a six mois par Jean-Louis Borloo, l’Union des démocrates et indépendants (UDI) s’enracine dans le Finistère., terre de vieille tradition centriste mais qui n’a pas résisté, depuis, au double rouleau compresseur UMP-PS. Relancer le centre droit ? C’est l’ambition affichée de Jean-Louis Borloo quand, en septembre dernier, il a créé ce nouveau parti regroupant des formations comme le Parti radical, le Nouveau centre, l’Alliance centriste ou la Force européenne démocrate de Jean-Christophe Lagarde, nommé depuis secrétaire général de l’UDI et qui était de passage à Quimper, mercredi soir.

Des transfuges 

Cette visite a été l’occasion d’un premier point sur l’implantation de ce nouveau parti dans le Finistère où une coordination a été créée dans l’attente des premières élections internes, avant l’été. Michel Canévet, unique conseiller général centriste du Finistère, a été provisoirement chargé d’animer le parti avant ces élections et il tire un premier bilan, en indiquant que l’UDI, dans le Finistère, a enregistré près de 200 nouvelles adhésions depuis la création du mouvement. « Parmi eux, dit-il, figurent des adhérents de l’UMP qui, comme Pierre Méhaignerie, ont rejoint l’UDI après le conflit interne de l’UMP mais également des adhérents du MoDem qui considèrent que le discours de François Bayrou n’est plus audible ».

Présent aux municipales 

Se positionnant « clairement à droite », l’UDI compte bien être présente aux municipales de l’an prochain. « Dans une stratégie d’alliance avec les autres partis de droite, indique Michel Canévet. Et dans nos discussions avec l’UMP, nous comptons bien revendiquer des têtes de liste. Si nous ne parvenons pas à nous accorder, nous compterons nos voix au premier tour pour des alliances au second. Mais d’ores et déjà, nous envisageons une liste à Quimper dès le premier tour ». Revendiquant le titre de parti français le plus proeuropéen et donc le plus fédéraliste, l’UDI entend laisser s’exprimer toutes les sensibilités qui l’animent. Mercredi soir, les échanges entre Jean-Christophe Lagarde et les militants ont prouvé que, sur le mariage pour tous, il y a effectivement de grosses différences d’appréciation.

  • René Perez
Publicités